Le transport routier franchit un cap historique en ce début d’année avec le déploiement industriel des premières flottes massives de camions autonomes de DHL et Amazon sur les corridors stratégiques mondiaux.
Aux États-Unis, Amazon a activé son réseau de poids lourds de niveau 4 sur l’axe transcontinental reliant le Texas à la Californie. Ces véhicules circulent désormais de jour comme de nuit, pilotés par des systèmes d’intelligence artificielle capables de gérer les conditions autoroutières les plus denses sans intervention humaine. En s’affranchissant des contraintes liées au temps de repos obligatoire, le géant de l’e-commerce optimise ses flux sur des milliers de kilomètres et apporte une réponse immédiate à la pénurie critique de conducteurs.
En Europe, DHL transforme les autoroutes allemandes en véritables pipelines logistiques via des liaisons « hub-to-hub » automatisées. Profitant d’un cadre réglementaire pionnier, ces convois relient les centres de tri à travers le pays sous une supervision technique à distance. L’intégration de cette technologie permet une ponctualité chirurgicale tout en réduisant l’empreinte carbone : les algorithmes de conduite optimisée génèrent des gains d’efficacité énergétique allant jusqu’à 15 %, imposant de nouveaux standards de durabilité.
L’accélération de ce déploiement repose sur la maturité des capteurs LiDAR et la généralisation de la connectivité V2X (Vehicle-to-Everything). Ces camions communiquent en temps réel avec l’infrastructure routière pour anticiper les dangers et fluidifier le trafic. Cette synergie garantit un niveau de sécurité inédit et abaisse drastiquement les coûts opérationnels. En 2026, l’autonomie n’est plus une promesse mais le nouveau levier de compétitivité du fret routier international.