Dans le cadre de son cycle annuel dédié à la protection de la société, l’Organisation mondiale des douanes a réuni administrations publiques et leaders du transport maritime pour harmoniser les contrôles douaniers et consolider la fluidité du commerce international.
L’Organisation mondiale des douanes (OMD) a organisé une session de travail internationale consacrée à l’édification de chaînes logistiques résilientes, marquant le troisième volet de sa série de séminaires dédiée au thème de l’année 2026 axé sur la vigilance et l’engagement des services douaniers. Cette rencontre a mobilisé des délégations administratives, des experts du secteur privé ainsi que des partenaires internationaux autour des enjeux de sécurisation des flux marchands face aux tensions géopolitiques, aux risques de criminalité organisée et aux perturbations logistiques récurrentes. En ouvrant les travaux, la directrice de la mise en œuvre et du renforcement des capacités à l’OMD, Isolde Murphy, a rappelé la mission stratégique des douanes pour concilier la protection des populations avec l’acheminement fluide des marchandises licites, insistant sur le déploiement des normes internationales, la gestion coordonnée des frontières et le ciblage fondé sur le renseignement.
Le dialogue public-privé a été approfondi lors d’une intervention inaugurale prononcée par Nicholas Tabori, directeur des affaires réglementaires pour les États-Unis au sein du World Shipping Council (WSC). Le représentant des armateurs mondiaux a mis en exergue la responsabilité conjointe incombant aux États et aux transporteurs maritimes pour préserver l’intégrité des corridors logistiques. Il a souligné que l’interopérabilité des standards, la transparence, la rigueur des données déclaratives et l’adoption de solutions technologiques de pointe constituent le socle permettant d’accroître la visibilité sur les cargaisons et de contrecarrer les tentatives d’instrumentalisation criminelle des liaisons maritimes, sans pénaliser la célérité des échanges légitimes.
Les retours d’expérience opérationnels ont ensuite été partagés au cours d’une table ronde réunissant des cadres de l’Administration douanière portugaise et des représentants de la Smart Container Alliance. Les intervenants ont exploré les gains substantiels apportés par la numérisation des procédures, la transmission anticipée des manifestes de cargaison, l’utilisation de conteneurs intelligents et l’analyse prédictive des données massives. Ces technologies permettent d’optimiser l’évaluation des risques aux points d’entrée portuaires tout en nouant des partenariats de confiance étroite entre les services douaniers, les autorités portuaires, les compagnies maritimes et les opérateurs de transport multimodal.
Les participants ont unanimement réaffirmé que la robustesse des circuits commerciaux mondiaux repose avant tout sur une coopération transfrontalière continue et le partage d’informations en temps réel entre toutes les agences de contrôle. L’OMD a réitéré son engagement à accompagner ses États membres dans la modernisation de leurs dispositifs frontaliers, démontrant que l’investissement technologique et le perfectionnement des compétences humaines permettent d’intercepter efficacement les flux illicites tout en réduisant au strict minimum les frictions imposées au commerce international.