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Tensions au Moyen-Orient : Maersk active des surtaxes d’urgence sur ses corridors nordiques et réévalue ses tarifs vers le Golfe

Corridors logistiques et conteneurs Maersk

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Face aux perturbations d’approvisionnement énergétique découlant des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, l’armateur danois Maersk applique dès ce 28 octobre 2026 une surtaxe carburant d’urgence sur ses acheminements terrestres dans les pays nordiques et baltes, tout en programmant une majoration opérationnelle de deux mille dollars par conteneur vers les ports du golfe Persique.

Les répercussions opérationnelles de l’instabilité prévalant au Moyen-Orient se répercutent désormais directement sur les chaînes terrestres européennes. Le groupe A.P. Moller – Maersk a officialisé le déploiement d’une redevance temporaire dénommée Emergency Inland Fuel and Energy Surcharge, ciblant spécifiquement les transports intérieurs réalisés sous le régime Store Door à travers sept pays d’Europe septentrionale et balte. L’armateur justifie cette décision par une hausse marquée du coût des hydrocarbures provoquée par le blocage des approvisionnements énergétiques dans la région moyen-orientale.

Cette tarification corrective, entrée en vigueur le 28 octobre 2026 pour tous les dossiers dont la date de calcul du prix correspond à cette échéance ou aux jours suivants, impose des taux différenciés selon les zones géographiques. L’Estonie subit la majoration la plus élevée avec vingt pour cent, suivie de la Lettonie à quinze pour cent, du Danemark à quatorze pour cent, de la Suède à treize pour cent, de la Finlande à sept pour cent et de la Lituanie à cinq pour cent, tandis que la Norvège conserve pour l’heure un barème neutre à zéro pour cent. Le transporteur précise que les acheminements ferroviaires ainsi que les flottes de camions électriques échappent actuellement à ce dispositif, tout en prévenant que ces pourcentages feront l’objet d’une révision hebdomadaire afin de refléter la forte volatilité du marché des carburants.

Conjointement à ce tour de vis sur ses corridors routiers européens, la compagnie maritime de Copenhague a révisé sa surcharge d’urgence de recouvrement des coûts opérationnels, désignée sous le sigle OCR, pour l’ensemble des flux maritimes mondiaux à destination du Moyen-Orient, à l’exception de ceux en provenance d’Asie de l’Est. Ce prélèvement additionnel a été fixé au montant uniforme de deux mille dollars américains par conteneur, applicable sans distinction aux boîtes pour marchandises sèches, aux conteneurs frigorifiques et aux équipements spéciaux.

Le calendrier de mise en application de cette surcharge maritime OCR est articulé en deux étapes temporelles selon les cadres réglementaires en vigueur : les pays non régulés verront la mesure s’appliquer dès le 9 novembre 2026, tandis que les juridictions régulées, incluant les États-Unis, Guam, les Samoa américaines, les îles Vierges américaines, Porto Rico, la Colombie et le Brésil, y seront assujetties à partir du 27 novembre 2026. Ce supplément s’applique exclusivement aux engagements contractuels hors réservations instantanées de type spot, le calcul reposant sur la date de départ du premier tronçon maritime pour le régime général, ou sur la date de réception du conteneur en porte terminale sous juridiction de la Federal Maritime Commission américaine.

Cette double initiative tarifaire vient compléter un plan d’urgence opérationnel plus vaste déployé par le groupe dans la péninsule arabique, marqué par la suspension provisoire de plusieurs liaisons de camionnage terrestre entre les Émirats arabes unis ou le Qatar et les terminaux de Djeddah et d’Oman, de même qu’au départ des ports de Salalah et de Sohar. Afin de préserver la continuité du commerce régional, Maersk maintient des corridors terrestres dédiés sous traction transporteur reliant le Koweït, le Qatar, Bahreïn et les Émirats arabes unis via les plateformes portuaires de Salalah et de Khor Fakkan, parallèlement à une desserte terrestre de l’Irak orchestrée depuis le port jordanien d’Aqaba.

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