Sous l’effet des tensions persistantes dans le détroit d’Ormuz et de l’engorgement sévère des ports régionaux, l’armateur danois Maersk applique dès ce 30 octobre 2026 des restrictions temporaires sur l’acceptation du fret et la circulation des conteneurs à destination de Khor Fakkan, de Fujairah et du Haut-Golfe persique.
La persistance des perturbations maritimes aux abords du goulet stratégique d’Ormuz et la congestion croissante qui paralyse les principales plateformes portuaires du golfe Persique contraignent les armements internationaux à reconfigurer leurs schémas de desserte. Le groupe A.P. Moller – Maersk a diffusé un avis opérationnel officiel ce 30 octobre 2026 annonçant un resserrement immédiat de ses conditions d’embarquement vers les hubs émiratis de Khor Fakkan et de Fujairah, ainsi que vers une série de destinations désignées sous le périmètre de l’Upper Gulf. Cette réorientation vise à juguler les retards en chaîne qui affectent les calendriers de rotation et les délais d’acheminement des marchandises dans l’ensemble de la région moyen-orientale.
Pour les chargeurs disposant d’engagements contractuels déjà validés, le transporteur de Copenhague précise qu’une prise de contact directe et individualisée sera effectuée par les équipes commerciales afin d’évaluer la situation propre à chaque dossier. Ces consultations doivent permettre de définir les démarches d’ajustement requises, incluant l’examen de solutions alternatives de déroutement ou de transbordement lorsque les conditions d’exploitation portuaire le rendent envisageable.
Concernant les cargaisons actuellement en mer, Maersk prévient que les flux déjà engagés demeurent exposés à d’inévitables allongements de transit. Les services de l’armateur communiqueront l’état d’avancement actualisé de chaque conteneur au cas par cas, en précisant expressément aux importateurs et aux transitaires lorsqu’une date de réacheminement terrestre ou une échéance finale de livraison ne peut être formellement confirmée en raison des blocages logistiques locaux.
L’enregistrement de nouvelles réservations est désormais soumis à un régime strict de contingentement, subordonné à la disponibilité effective des capacités maritimes et de stockage. La compagnie maritime insiste sur le fait qu’une réservation amendée ne saurait faire l’objet d’un report automatique vers un départ ultérieur, obligeant les équipes d’exploitation à convenir d’arrangements spécifiques avec les clients, en détaillant au préalable les délais prévisionnels et les surcoûts financiers applicables dans le respect des contraintes opérationnelles.
Ce verrouillage partiel des corridors maritimes du Moyen-Orient engendre des répercussions tarifaires et opérationnelles en cascade à l’échelle planétaire. En parallèle de ces mesures de sauvegarde, Maersk a réajusté ses barèmes énergétiques en Amérique latine avec l’introduction dès le 1er novembre 2026 d’une surtaxe carburant temporaire de deux pour cent sur les tractions intérieures au Mexique pour compenser l’envolée des coûts pétroliers découlant des tensions moyen-orientales, tandis que l’ouverture de ses nouvelles infrastructures au port brésilien de Suape permet de réviser les frais de manutention à quai à 1 585 réals pour les conteneurs standard et à 1 620 réals pour les équipements frigorifiques.