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Réglementation carbone : le Royaume-Uni intègre le transport maritime dans son système d’échange de quotas (UK ETS)

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Une nouvelle taxe carbone aux frontières britanniques à partir de juillet 2026

Le Royaume-Uni a confirmé l’application de son système d’échange de quotas d’émission (UK ETS) au secteur maritime domestique, à compter du 1er juillet 2026. Cette mesure s’appliquera aux navires d’une jauge brute égale ou supérieure à 5 000 GT opérant sur des liaisons intérieures ou faisant escale dans les ports britanniques.

Les armateurs devront rendre compte de 100 % de leurs émissions de dioxyde de carbone (CO2), de méthane (CH4) et d’oxyde nitreux (N2O) générées lors de ces trajets et pendant le temps passé à quai. La première période de déclaration obligatoire se déroulera du 1er juillet au 31 décembre 2026, avec des rapports vérifiés attendus pour le 31 mars 2027.

Impact direct sur les exportations marocaines et le commerce transmanche

Cette extension de la fiscalité carbone impactera inévitablement les chaînes logistiques connectant le Maroc et la France au marché britannique. Les exportations agroalimentaires marocaines acheminées vers le Royaume-Uni via des liaisons maritimes multimodales (notamment depuis Tanger Med) et les liaisons transmanches françaises (Calais, Dunkerque, Le Havre) verront leurs coûts de transport augmenter.

Les armateurs, à l’instar de Mærsk, conseillent déjà à leurs clients d’intégrer ces surcoûts carbone dans leurs budgets de transport pour éviter toute rupture de chaîne d’approvisionnement.

Des concessions pour faciliter la transition

Pour atténuer le choc économique initial, les autorités britanniques ont prévu des aménagements temporaires. Les opérateurs bénéficieront d’une « concession de double restitution », leur permettant de soumettre conjointement leurs quotas pour les périodes 2026 et 2027 d’ici le 30 avril 2028. De plus, les liaisons entre la Grande-Bretagne et l’Irlande du Nord feront l’objet d’un taux d’inclusion réduit de 50 % afin de préserver la compétitivité.

Toutefois, la Chambre britannique de la marine marchande (UK Chamber of Shipping) met en garde contre le manque d’infrastructures de recharge et de carburants alternatifs dans les ports, craignant que cette taxe ne pénalise les armateurs sans accélérer réellement la transition technologique.

Source : Splash247 / Maersk Regulatory Update

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