Économie

Panama Ports Company attaque Maersk en arbitrage pour la saisie controversée de ses terminaux

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Le géant portuaire hongkongais Panama Ports Company (PPC) a engagé une vaste procédure d’arbitrage à Londres contre le célèbre transporteur danois Maersk.

L’entreprise l’accuse formellement d’avoir facilité la saisie de ses terminaux stratégiques autour du Canal de Panama par le gouvernement local.

Des accusations lourdes en arbitrage

Cette affaire sans précédent secoue aujourd’hui tout le secteur maritime international. Filiale du conglomérat hongkongais CK Hutchison, PPC reproche à A.P. Moller-Maersk de s’être aligné avec la République du Panama dans cette manœuvre de rachat.

Bien entendu, l’armateur danois rejette très catégoriquement ces allégations. Maersk affirme publiquement qu’il défendra vigoureusement sa position durant tout le processus d’arbitrage.

La saisie gouvernementale contestée

La genèse de ce conflit complexe remonte à janvier 2026. À ce moment, la Cour suprême panaméenne décide brutalement d’annuler la concession de 1997 octroyée à PPC.

Cette concession historique permettait à l’entreprise d’exploiter les célèbres terminaux de Balboa (sur la côte Pacifique) et de Cristobal (côté Atlantique).

Invoquant un « intérêt social très urgent », le gouvernement de Panama a publié le décret exécutif n°23 pour saisir immédiatement les infrastructures.

Dès le mois de février, l’État a rapidement attribué des contrats temporaires d’exploitation de 18 mois : l’un à APM Terminals (la branche de Maersk) pour Balboa, et l’autre à Terminal Investment Limited (TiL) de MSC pour Cristobal.

Une guerre géopolitique ouverte

Fait particulièrement notable : MSC, bien qu’impliqué, échappe pour l’instant aux poursuites judiciaires de PPC. Une illustration claire des immenses contraintes commerciales en jeu.

Naturellement, les répercussions ne se sont pas fait attendre sur le plan mondial. Le 10 mars dernier, la compagnie étatique chinoise COSCO Shipping Lines a totalement suspendu ses escales à Balboa.

Une décision radicale qui est largement perçue à l’international comme une riposte directe de Pékin à l’éviction brutale du conglomérat hongkongais.

À lire aussi : Guerre des ports : l’impact géopolitique et la neutralité du hub maritime marocain

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