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Sécurité maritime : un marin tué et un vraquier capesize à la dérive après une frappe dans le détroit d’Ormuz

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Touché au large de la péninsule omanaise de Musandam, le vraquier capesize Cape Dao a pris feu en salle des machines et dérive sans équipage dans le détroit d’Ormuz, causant la mort d’un marin indien tandis que vingt-sept navigants ont été évacués d’urgence.

Le tribut humain et matériel lié aux hostilités armées dans le détroit d’Ormuz s’est lourdement aggravé mercredi avec la mort d’un marin à la suite d’une attaque ayant directement visé le vraquier capesize Cape Dao lors de sa traversée de ce goulet stratégique. Selon les éléments rapportés par l’organisme britannique de surveillance maritime UKMTO (United Kingdom Maritime Trade Operations), ce bâtiment de transport de vrac sec, construit en 2002 et battant pavillon d’Antigua-et-Barbuda, a été frappé aux alentours de 06h30 UTC au large de la péninsule de Musandam, sur le territoire d’Oman. L’impact a immédiatement déclenché un incendie au sein du compartiment machine, privant le navire de toute propulsion et le laissant à la dérive.

Une unité de la Marine royale d’Oman est intervenue sur zone afin d’évacuer d’urgence l’ensemble des 27 membres d’équipage qui se trouvaient à bord. Les services consulaires de l’ambassade d’Inde à Mascate ont confirmé que la victime décédée était de nationalité indienne, précisant que 19 ressortissants de cette nationalité composaient une partie de l’équipage. À ce stade, la responsabilité de cette action militaire n’a fait l’objet d’aucune revendication formelle ni d’identification officielle de ses auteurs.

Cet assaut s’ajoute à une série de frappes récentes ayant ciblé la navigation commerciale dans le secteur. Au cours des derniers jours, le pétrolier de produits raffinés LR Stephanie, enregistré sous pavillon de l’île de Man, a été atteint par un projectile non identifié ayant blessé deux marins, tandis que le transporteur de gaz de pétrole liquéfié Al Maryah a été endommagé par des éclats et des débris. Dans un bilan communiqué la semaine dernière, l’Organisation maritime internationale (OMI) a indiqué avoir vérifié 80 attaques dirigées contre des navires de commerce à l’intérieur et aux abords immédiats du détroit d’Ormuz depuis l’ouverture du conflit régional.

Face à ces menaces persistantes sur la voie d’eau, des voies d’atténuation logistique émergent progressivement dans la région. L’Arabie saoudite a ainsi procédé cette semaine à la remise en service à débit réduit de son grand oléoduc Est-Ouest reliant les gisements orientaux au terminal portuaire de Yanbu sur la mer Rouge, permettant de contourner les passages à risque du détroit. La compagnie pétrolière Saudi Aramco vise à rétablir progressivement les flux vers le volume de référence d’environ 4 millions de barils par jour qui prévalait avant que des attaques de drones ne paralysent temporairement cette infrastructure terrestre, un rétablissement complet des capacités de pompage devant toutefois nécessiter plusieurs semaines.

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