Malgré la hausse du contingent de licences à 70 000 unités, le manque de visas pour les chauffeurs paralyse le transit TIR
Bien que l’accord bilatéral Maroc-France prévoyant le rehaussement du quota de licences de transport routier de marchandises à 70 000 unités ait été accueilli favorablement, les fédérations professionnelles nationales réclament des mesures d’urgence pour résoudre les blocages persistants dans l’octroi des visas Schengen pour les chauffeurs professionnels.
Cette problématique administrative menace de neutraliser les effets positifs des récents accords commerciaux bilatéraux.
| Problématique | Retards et refus d’octroi de visas Schengen professionnels |
| Accord de référence | Augmentation du contingent à 70 000 autorisations de transport |
| Ports impactés | Port de Tanger Med (Traversées et liaisons transmanches) |
| Revendication clé | Création d’un couloir administratif consulaire dédié aux chauffeurs |
Sommaire
- Un paradoxe entre l’augmentation des licences et la pénurie de visas
- Appel à une concertation consulaire urgente
- L’essentiel à retenir
Un paradoxe entre l’augmentation des licences et la pénurie de visas
Les exportateurs marocains font face à des retards importants de livraison en raison du manque de conducteurs habilités à entrer sur le territoire européen. L’obtention de nouvelles **autorisations de transport routier** reste stérile si les camions ne peuvent pas franchir la frontière maritime au port de **Tanger Med** faute de visas valides pour leurs conducteurs. Ce blocage ralentit l’approvisionnement des industries européennes travaillant en flux tendu.
Les transporteurs routiers subissent des pertes financières importantes en raison des camions immobilisés dans les parcs de stockage.
Cette situation nuit également aux engagements contractuels conclus avec les clients européens.
Appel à une concertation consulaire urgente
Les fédérations de logistique demandent au ministère de tutelle d’intervenir auprès des représentations diplomatiques européennes pour fluidifier les octrois de visa de circulation. La mise en œuvre d’une charte de confiance entre les entreprises structurées et les consulats permettrait d’accorder des visas de longue durée aux conducteurs professionnels.
Cette mesure de facilitation est indispensable pour pérenniser la croissance des exportations industrielles marocaines.
Le dialogue doit être initié en priorité avec les consulats espagnols et français.
L’essentiel à retenir
- Appel des transporteurs : Les fédérations dénoncent le blocage des visas pour les chauffeurs malgré la hausse des licences routières.
- Impact supply chain : Les retards d’octroi freinent le flux de camions TIR au départ de Tanger Med.
- Solution proposée : Création d’un guichet consulaire préférentiel pour les conducteurs professionnels agréés.