Les transporteurs de marchandises haussent le ton contre le ministère de tutelle en juillet 2026
La Coordination des syndicats nationaux du secteur du transport routier de marchandises au Maroc a adressé une mise en garde sévère au gouvernement au début du mois de juillet 2026. Les professionnels dénoncent des retards accumulés dans le versement des nouvelles tranches du soutien exceptionnel destiné à atténuer l’impact de la cherté des carburants. En l’absence de réponse concrète, la coordination brandit la menace d’une grève nationale paralysant les principaux axes routiers du pays.
Cette escalade de tension intervient dans un climat marqué par une forte pression sur la trésorerie des petites et moyennes entreprises de transport.
| Secteur d’activité | Transport routier de marchandises (Fret et Logistique) |
| Représentants | Coordination des syndicats nationaux du transport routier |
| Revendication clé | Déblocage immédiat du soutien exceptionnel lié aux carburants |
| Risque identifié | Paralysie des flux de marchandises et des connexions portuaires |
Sommaire
- Des retards d’aide qui pèsent sur la trésorerie des transporteurs
- Appels à des réformes de fond et à l’indexation des tarifs
- L’essentiel à retenir
Des retards d’aide qui pèsent sur la trésorerie des transporteurs
Bien que le ministre du Transport et de la Logistique, Abdessamad Kayouh, ait poursuivi le programme de subventions exceptionnelles ces derniers mois, la lenteur des remboursements pénalise fortement les professionnels. Le poste carburant représente aujourd’hui près de 45% des coûts d’exploitation directs d’un camion au Maroc.
Les transporteurs routiers, essentiels pour alimenter les terminaux de Tanger Med et du port de Casablanca, ne parviennent plus à répercuter ces coûts sur leurs clients.
Cette situation accentue la précarité des petits transporteurs individuels qui opèrent dans un secteur encore dominé par l’informel.
Appels à des réformes de fond et à l’indexation des tarifs
Les syndicats estiment que le système des subventions directes n’est qu’un palliatif temporaire et réclament des réformes structurelles. La principale revendication concerne l’application effective du mécanisme d’indexation des tarifs de transport routier sur le prix du carburant à la pompe.
Ce cadre réglementaire permettrait d’ajuster automatiquement les prix des prestations de transport et de protéger les marges des opérateurs.
Le dialogue reste ouvert avec le ministère pour désamorcer la crise avant qu’elle n’impacte la chaîne d’approvisionnement des produits de première nécessité.
L’essentiel à retenir
- Tensions accrues : Menace sérieuse d’une grève générale du fret routier marocain en juillet 2026.
- Asphyxie financière : Les retards de paiement de l’aide publique menacent la survie des petites PME de transport.
- Avenir du secteur : Les professionnels exigent l’indexation légale des tarifs de transport pour faire face aux fluctuations énergétiques.