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C’est officiel, c’est publié et cela ne laisse plus aucun doute : nous sommes classés 109ème avec un score de seulement 2,54 de l’indicateur de performance logistique de la Banque Mondiale LPI !

Désormais nous ne faisons partie ni du top 50 comme en 2012, ni même du cercle des cents comme en 2016, mais nous sommes parmi le tiers des pays les moins performants logistiquement.

En 2016 lorsque nous avions rétrogradé de 36 places, certains de nos responsables s’en sont voulus à l’établissement international le qualifiant de juger avec des mesures injustes. Nous nous sommes considérés entre nous en interne comme performants, nous ne sommes réjouis de nos réalisations et nous avons exprimé notre satisfaction lors des événements que nous avons organisé chez nous !

Pourtant notre classement et notre score sont le résultat d’un indicateur international composé et calculé à partir de six paramètres sur la base d’audits menés par des spécialistes. Il ne s’agit pas d’un jugement hâtif, approximatif, émotionnel ou donné à partir d’un coup de gueule quelconque.

D’ailleurs les scores que nous avons obtenus sur les six paramètres reflétaient bien la réalité qu’affrontent les usagers quotidiennement sur le terrain. Nous étions, par exemple, plus avancés en termes d’infrastructures qu’en performance de services douaniers !

Le score de 2016 n’avait pas servi d’alarme pour nous réveiller et travailler en vue d’améliorer notre performance. Nous nous sommes endormis sur nos lauriers et nous voilà aujourd’hui parmi les pays les moins performants.

Nous sommes devancés par des pays qui ont un potentiel inférieur au nôtre comme Burkina Faso, Mali, Djibouti, Honduras, Sao Tomé, Albanie.

Normalement, de par notre position stratégique et la connectivité de nos ports, nous devrions nous comparer aux Emirats Arabes Unis qui sont arrivés 11ème ou même à Singapour classée 7ème.

Si en 2016 nous avons pratiqué la politique de l’autruche en critiquant la Banque Mondiale qui n’avait pas pu voir nos ‘‘exploits’’, aujourd’hui nous devons revenir sur terre et faire part d’un peu de réalisme. Nous sommes classés 109ème et nous devons en être conscients.

La stratégie nationale logistique, les contrats programmes, le rôle de l’Agence Marocaine du Développement Logistique, la politique de formation, tout cela est à remettre en question. Que nos responsables ne se limitent plus à nous faire des belles présentations Powerpoint et qu’ils aillent sur le terrain, observer, écouter, comprendre pour apporter des solutions.

Le défi aujourd’hui est de traduire ce qui est déjà écrit sur ces présentations en mesures réelles, les faire appliquer sur le terrain et en assurer le suivi. Pas plus.

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