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Le détroit d’Ormuz plongé dans l’incertitude face à la guerre des péages

Temps de lecture estimé : 2 min.

Une incertitude persistante dans le détroit

La crise du détroit d’Ormuz entre dans sa huitième semaine consécutive, sans qu’aucune reprise significative du trafic maritime ne soit observée. Cette voie navigable stratégique demeure largement fermée à la navigation commerciale.

Les signaux contradictoires émanant de Washington et de Téhéran concernant les revenus des transits ont plongé les armateurs dans une profonde incertitude juridique et commerciale. Ces derniers espèrent une réouverture durable, bien que l’horizon reste assombri.

La guerre des péages et ses conséquences

L’administration américaine a récemment multiplié les annonces contradictoires. Le président américain a initialement évoqué une potentielle « joint-venture » avec l’Iran pour gérer conjointement les péages du détroit, avant de changer radicalement de position suite à l’annonce d’une tarification indépendante par Téhéran.

Dans ce contexte, Téhéran envisagerait d’exiger des navires transitant par le détroit un paiement en cryptomonnaie équivalent à 1 dollar par baril de pétrole, générant ainsi entre 70 et 90 milliards de dollars annuellement selon JP Morgan.

La communauté juridique internationale a vivement réagi. La Commission européenne a rappelé que la liberté de navigation implique l’absence de tout péage, qualifiant le détroit de « bien public ». De son côté, l’Organisation maritime internationale (OMI) a prévenu qu’une telle démarche créerait un « précédent dangereux ».

L’impact sur la navigation commerciale

Les dirigeants de l’industrie pétrolière ont alerté le Département d’État américain sur les risques économiques. Céder aux exigences iraniennes ajouterait environ 2,5 millions de dollars de frais par cargaison, sans compter l’augmentation vertigineuse des coûts d’assurance.

Alors que des pourparlers tripartites entre les États-Unis, l’Iran et le Pakistan doivent s’ouvrir à Islamabad, la question fondamentale du contrôle et des revenus de l’une des routes maritimes les plus critiques au monde reste non résolue.

À lire aussi : Le carnet de commandes naval mondial au plus haut depuis 17 ans

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