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Bruno Blin, PDG de Renault Trucks: « Le Maroc est une élément fondamental de notre stratégie »

renault Trucks Bruno blin

Bruno Blin était à la tête des directeurs de Renault Trucks lors des Xperience Days. Un événement qui s’est déroulé cette année au Bahreïn du 07 au 10 avril à l’International Circuit où a eu lieu notamment le dernier grand prix de Formule 1. Pour le constructeur, le but de rester proche de ses clients et de ses partenaires. Nous avons rencontré M. Blin à l’issue de l’événement pour en savoir plus…

 

TLr : Quel y est le nombre de participants   et les pays représentés ?

Bruno Blin : Nous avons plus de 450 participants qui vont être sur cette opération pendant la semaine , donc l’objectif est – bien sûr – de faire connaître nos produits, nos services ,mais surtout faire découvrir à nos clients comment on peut les aider à améliorer leurs propres opérations. Parce-que c’est vraiment ça qui nous anime.

Ce qui nous fait avancer, qui nous fait développer notre tech , ce qui nous fait continuer à offrir de nouveaux services c’est toujours la question : Comment on peut faire en sorte que les opérations de nos clients soient plus efficaces ( et donc quelque part ils auront plus de succès ) ? Parce-que en fait le succès de nos clients comme je disais tout à l’heure le succès de nos clients c’est notre propre succès ; c’est notre idée. Nous insistons beaucoup sur le TCO (Total Cost Owneship), sur les économies de consommation et beaucoup également sur les notions de conduite et la formation des chauffeurs. Tout cela c’est pour tendre vraiment vers l’objectif d’améliorer les opérations de nos clients.

Que représente l’Afrique notamment le Maroc dans votre stratégie?

L’Afrique et le Maroc est un élément fondamental de notre stratégie . On a une longue histoire en Afrique , vous avez vu le petit film si vous regardez sur la bande la qui retrace l’histoire de Renault Trucks à commencer par Berliet . On a une très longue histoire en Afrique et donc l’Afrique représente toujours une partie importante de notre business et on pense que l’Afrique va représenter de plus en plus une partie importante du business puisque l’Afrique se développe , il y a un développement économique important et on pense que le développement économique va aussi s’accélérer dans les années à venir donc pour nous clairement l’Afrique c’est déjà de manière émotionnelle mais aussi de point de vue business c’est vraiment quelque chose de fondamental dans notre stratégie , et le Maroc aussi bien sûr.

Vous savez qu’au Maroc on a changé de partenaire depuis le mois de Septembre. Notre objectif c’est vraiment de reprendre des parts de parts de marché, Lionel est là et il peut vous en parler plus que moi, j’imagine .L’idée c’est vraiment de regagner, parce qu’on perdu un peu de terrain au Maroc, des parts de marché importantes. On a un bon dispositif avec des garages qui sont à la pointe de ce qu’on peut faire aujourd’hui dans le monde du transport et dans le monde du camion ; moi j’en ai vu celui de Casablanca. Donc pour nous, le Maroc est un pays important avec du potentiel aussi et où notre offre retrouve sa place parce-que historiquement ça a été un pays fort pour notre offre , on doit regagner un certain nombre de parts de marché définitivement.

Effectivement, et selon vous votre domaine évoluerait dans quel sens – dans un contexte où les professionnels font attention à leur consommation d’énergie où on parle aussi de développement durable et de croissance durable ? Donc selon vous qu’elle est la trajectoire que doit emprunter votre secteur?

Notre secteur va vivre dans les années qui viennent des transformations fondamentales, c’est lié à beaucoup de choses c’est lié à l’arrivée du digital on est en position de prédire les problèmes que l’on aura sur les véhicules, d’avertir les clients sur la route et de les dérouter sur des garages pour éviter les immobilisations de véhicules donc en faire faire en sorte que

le camion va être utilisé de manière plus longue et plus importante améliorer « l’off time » tout simplement donc qui a un impact sur le TCO directement. ceci c’est une des premières choses , donc la digitalisation joue un rôle majeur dans nos véhicules et puis bien sûr quand on parle d’environnement, quand on parle de CO2 , on est poussé par un certain nombre de normes en Europe mais clairement c’est aussi une volonté de notre marque de contribuer de manière très forte à l’environnement et à la préservation de l’environnement et donc tout cela va faire que l’on va réduire de manière très forte la consommation des véhicules puisqu’en Europe il faudrait qu’on attienne moins 15 % d’ici 2025 et encore moins 15 % d’ici 2030 mais, tout ce travail sur la technologie , tout ce travail de recherche va aussi bénéficier , un certain nombre des avancées technologiques vont bénéficier à des camions d’euro 3

Au Maroc vous êtes à l’euro 3 ?

Au Maroc, nous en sommes à l’euro 5 qui va bénéficier d’un certain nombre de ces avancements technologiques mais l’euro 3 également ; donc cela va nous pousser de toute façon à aller vers des réductions de consommation encore plus importantes.

Qu’en était-il de vos réalisations en 2018 en termes de Chiffre d’affaires et de part de marché ?

Comme j’ai dit tout à l’heure, chez nous à Renault Trucks, on ne communique pas de Chiffre d’Affaires. Les chiffres financiers sont publiés par le groupe, ce sont nos règles. Mais on peut dire que nous avons bien évolué en terme de CA et d’une manière positive. Depuis quelque années, nous gagnons des positions en Europe, mais aussi au niveau international. Nous avons amélioré notre position partout et nous avons réalisé des gains de parts de marché partout dans le Monde de manière très significative. J’en ai parlé toute à l’heure, en Europe , nous avons gagné 1% sur deux années. En Afrique c’est une peu compliqué à mesurer, mais nous savons que nous avons amélioré notre pénétration. Tout cela veut bien dire que nous avons pris la bonne stratégie et que nous avons les bons produits. D’ailleurs, notre business de camions d’occasion a augmenté de 23%, ce qui veut dire que la demande a été très forte sur l’occasion et c’est un signe fort, à mon avis pour les acheteurs du véhicule neuf puisqu’ils pourront facilement bien revendre leur camion d’occasion après quelque années d’exploitation. Cela aussi contribue bien entendu à la profitabilité de nos clients et c’est un de nous soucis.