La Voie Express Tiznit-Dakhla représente un tournant stratégique pour le Maroc en tant qu’acteur clé du commerce entre le Maghreb et l’Afrique de l’Ouest. Grâce à cette nouvelle infrastructure, les échanges se voient considérablement facilités et sécurisés, renforçant la position du Maroc sur la carte logistique régionale.
L’achèvement de l’Initiative Royale Atlantique progresse avec presque la totalité des 1 055 km de la Voie Express Tiznit-Dakhla finalisée. Ce corridor routier, en parallèle aux travaux déjà avancés du port de Dakhla Atlantique, est devenu fondamental pour le transit terrestre entre le Maroc et divers pays d’Afrique de l’Ouest.
Un transit routier hautement sécurisé pour les transporteurs
La mise à niveau de cette route inclut un dédoublement intégral de la chaussée, ainsi que des infrastructures modernes telles que le viaduc de Laâyoune, atténuant les dangers historiquement rencontrés sur le parcours transsaharien. Les camions de transport routier de marchandises (TIR) circulation dans des voies séparées, minimisant ainsi les risques de collision.
Des aires de repos sécurisées, dotées de bornes de recharge et de stations-service, permettent de garantir une logistique fluide et sécurisée. Cette avancée aide également à réduire l’usure des poids lourds et les coûts associés à l’assurance logistique.
Un levier économique pour le désenclavement des pays du Sahel
Avec des infrastructures routières et portuaires de pointe, le Maroc se positionne comme un facilitateur essentiel pour des pays enclavés comme le Mali, le Niger et le Burkina Faso, leur assurant un accès direct à l’océan Atlantique. Ce corridor stimule également l’exportation des produits agricoles et halieutiques marocains vers des marchés tels que la Mauritanie et le Sénégal.
Cela constitue une avancée tangible vers l’intégration économique prônée par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF), affirmant ainsi le Maroc comme un pont logistique naturel entre l’Europe, l’Afrique et l’Atlantique.