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Transport maritime de vrac sec : l’allongement des trajets et le ralentissement des navires contractent les capacités effectives

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Une étude du courtier maritime Ursa Shipbrokers révèle que les vraquiers passent désormais près de 20 % de temps supplémentaire en mer par rapport au début de la décennie tout en réduisant leur vitesse de navigation, une dynamique qui absorbe mécaniquement l’offre de transport alors que les taux de fret atteignent des sommets pluriannuels.

Bien que la flotte mondiale de vrac sec poursuive son expansion en termes de jauge globale, chaque navire accomplit un volume de travail d’acheminement nettement inférieur à ses rendements historiques, selon les conclusions publiées par la société de courtage grecque Ursa Shipbrokers. Cette contraction insidieuse des capacités effectives de transport intervient au moment même où les taux de fret s’envolent vers des sommets pluriannuels.

L’analyse approfondie menée par Ursa, s’appuyant sur les données de suivi géospatial d’AXSMarine pour l’ensemble des vraquiers d’un port en lourd supérieur à 20 000 tpl, met en évidence que la durée moyenne d’une traversée en charge s’est établie à 22,42 jours au mois de juin. Cette moyenne marque un allongement de 5,3 % par rapport au même mois de l’année précédente et une progression de 19,1 % comparativement à janvier 2020. Fait notable, chaque relevé mensuel documenté au cours du premier semestre 2026 s’est avéré supérieur à celui du mois correspondant pour chacune des six années antérieures.

Parallèlement à l’étirement des distances, la flotte marchande navigue à des allures sensiblement réduites. La vitesse moyenne des navires en charge s’est chiffrée à 10,67 nœuds en juin, enregistrant une baisse de 2,2 % par rapport à janvier 2020 et un décrochage de 9,4 % vis-à-vis du pic historique atteint en août 2021. Les vitesses sur lest ont pour leur part atteint une moyenne de 11,37 nœuds, traduisant un repli de 6,7 % par rapport à leur niveau le plus haut d’octobre 2021.

Cette mutation vers des distances de navigation élargies a connu une nette accélération à compter de 2023, sous l’effet conjugué des restrictions de passage liées à la sécheresse sur le canal de Panama et des attaques armées perpétrées contre les navires de commerce en mer Rouge, contraignant les armateurs à emprunter des détours maritimes considérables. Les conflits armés, la multiplication des sanctions économiques et les arbitrages géographiques dans l’approvisionnement en matières premières ont par la suite profondément redéfini les schémas traditionnels des échanges marchands.

Ces observations interviennent alors que le fret de vrac sec traverse son cycle haussier le plus prononcé depuis plusieurs années. Le compartiment des très grands navires de type Capesize tire cette flambée des cours, leurs tarifs d’affrètement journaliers ayant franchi la barre des 55 000 dollars par jour au cours de ce mois.

Source : Splash247

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